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Acclimatation à L'Altitude

Copacabaña Lodge au pied du Copa

L´acclimatation et le Mal aigu des montagnes

Avoir une bonne acclimatation est primordiale pour réaliser les activités de randonnées et d´escalades dans les Andes puisqu´elles se passent en altitude (+ de 4000 m.).

Le Mal Aigu des Montagnes
Le Soroche ou Mal Aigu de la Montagne, connu également comme MAM, est quelque chose de très simple : c´est le manque d´oxygène dans notre organisme.
Au fur et à mesure que nous montons en altitude, la pression de l´air diminue et par conséquence contient moins d´oxygène (expansion des gaz). A 5000 m d´altitude, il y a moitié moins d´oxygène par rapport au niveau de la mer. On perd 1% d'oxygène chaque 100 m.
Le corps humain a la faculté de s´adapter au milieu ambiant. Nous pouvons constater que les populations des altitudes ont une morphologie différente de la nôtre. En plus d´avoir un nombre supérieur de globules rouges dans le sang, ils ont une cage thoracique de forme cylindrique beaucoup plus volumineuse que la nôtre de forme rectangulaire.
En montant en altitude, notre corps réagit en fabriquant des globules rouges pour nous permettre de capter plus d´oxygène. C´est pour cela que l´on se sent fatigué les premiers jours en altitude.
Pour avoir les valeurs maximum de cette courbe parabolique, il vous faudra une acclimatation d´un mois, cependant l´on peut dire qu'au bout de 10 jours vous obtenez les ¾ de votre capacité en globules rouges et qu´au bout de 5 jours, vous avez déjà une acclimatation acceptable.
Chacun d´entre nous est différent et réagit différemment à l´altitude. Apparemment ceux qui sont déjà montés en altitude, restent moins sensibles au changement brusque de niveau comme si le corps humain gardait une certaine mémoire. Quelques personnes sont particulièrement affectées dès 2500 m. d´altitude.
Un autre aspect non démontré toutefois de manière scientifique, est que le MAM. dépeindrait également de la zone géographique et surtout de la nature du terrain (latitude, minéralogie, géologie, champ magnétique, radiation, etc.)

Le MAM se reconnaît par des maux de tête, nausées, vomissements, fatigues intenses et insomnies le soir. Il apparaît normalement 2 à 4 heures après être monté en altitude. Il ne disparaît jamais totalement, même si vous avez une excellente acclimatation mais diminue d´intensité. Le seul fait de descendre de quelques centaines de mètres, le MAM s´atténue.

Œdème Pulmonaire
Entre 4000 et 5000 m, nous pouvons être victime d´un œdème pulmonaire, surtout les 4 ou 5 premières nuits en altitude. L´affecté tousse, crache, a des problèmes respiratoires, éventuellement un peu de température qui prête à confusion avec un état infectieux. En moins de 12 heures l´état du patient peut s´aggraver en une cyanose ou en un coma.
L´unique décision à prendre est de l´évacuer le plus rapidement possible vers des altitudes plus basses (Le descendre de 500 m dans un premier temps, 1000 m. si possible) sans qu´il fasse d´efforts. Une fois stabilisé, le patient devra de toute façon descendre en dessous des 1500 m.
L´oxygène et quelques médicaments peuvent aider à stabiliser la victime comme l´aspirine et le Diamox.
Le caisson hyperbare est également de grande utilité et permet de descendre de manière instantanée une personne de manière artificielle à une altitude voisine des 1500 m.

Œdème Cérébral
Au-dessus des 5000 m, le MAM peut se transformer en Œdème Cérébral. Les symptômes apparaissent avec une mauvaise humeur, des maux de tête insupportables, problèmes de vue, vomissements et si vous ne descendiez pas rapidement, vous pouvez tomber dans un coma fatal.

Règle d´or à propos de l´acclimatation
Il n´y a pas de lois précises sur le sujet mais ce qu´admettent les spécialistes en la matière de façon générale, est qu´il ne faut pas dépasser 500 m. de dénivelé en progression entre 2 nuits au dessus de 3500 m. d´altitude durant le processus d´acclimatation.
En fait toute ascension est un cas particulier mais il est conseillé de suivre au pied de la lettre la règle ci-dessus et de l´adapter en fonction du terrain et de l´historique des individus en question.

Contre indication
Ne doivent pas monter au-dessus de 2500 m.: les personnes qui ont des maladies cardiaques, une insuffisance respiratoire, maladie de sang, problème psychiatrique et ce n´est pas conseillé au maman en période de gestation et au bébé de moins de 18 mois et à tous ceux qui souffrent de bronchites chroniques, d´asthme provoqué par el froid ou l´effort et évidemment de toutes les maladies ou états qui nécessitent des soins spéciaux.

Notre processus d´acclimatation:
Grâce à une bonne acclimatation, nous allons habituer notre corps de façon progressive à ce changement morphologique.
PHASE I: En sortant de Lima pour venir à Huaraz, vous devez passer par Conococha à 4100 m. d´altitude, sans le vouloir, vous entrez dans un processus d´acclimatation. Après une bonne nuit à Huaraz à 3100 m. nous pouvons réaliser une petite randonnée en approchant les 4500 m.
Nous conseillons de passer les 3 ou 4 premières nuits en dessous des 4000 m. d´altitude afin d´éviter tout malaise.
PHASE II: Ainsi, vous vous êtes préparés pour nous aventurer sur des sommets qui impliquent passé quelques nuits entre 4000 et 5000 m. d´altitude. C´est le temps et l´altitude suffisants pour que notre organisme ait obtenu une bonne acclimatation. Nous sommes enfin prêts pour l´action…

Prévention
Une conséquence de l´altitude, du soleil et de l´effort, c´est une déshydratation abondante. Il est très important de boire beaucoup de liquide tous les jours (3 à 4 litres) et ce sera l´occasion de boire le fameux maté de coca et la muña muña, énergétique et très bon pour vous aider à combattre le MAM.
Nous vous conseillons également de prendre en prévention les 4 ou 5 premiers jours (à l´exception des femmes en période de menstruation) une aspirine de 100 mg, matin et soir qui vous aidera à fluidifier votre sang (meilleure circulation) et à combattre les maux de tête.
En plus, vous pouvez prendre des pastilles homéopathiques, comme le COCA 5, 7 ou 9 CH (concentration de la fameuse feuille de coca).
Nous déconseillons formellement de prendre en prévention du DIAMOX:
Le Diamox est un très bon médicament qui doit être utilisé seulement en cas d´œdème.
Une des raisons que nous ne voulons pas que vous preniez de DIAMOX, à part des effets secondaires peu agréables, il est beaucoup plus difficile pour nos guides de détecter que vous avez un problème et quand cela arrive, le guide n´a plus de remède à vous donner pour améliorer votre état de santé si ce n´est la descente immédiate.
Pour être en bonne santé et avoir suffisamment d´énergie pour l´effort auquel vous allez confronter votre corps, il est primordial à avoir une bonne alimentation, bien équilibrée (avec beaucoup d´hydrates de carbone, protéines, oligo-éléments et de vitamines) et alléchante car vous aurez tendance à perdre l´appétit.
Les premières 24 h 00 dès votre arrivée en altitude, vous devrez économiser vos forces, marcher lentement et vous forcez d´avoir une bonne ventilation.
Le fait de Monter en altitude, votre corps réagit en fabriquant plus de globules rouges. L'organe alors le plus sollicité est la moelle épinière et le foie que vous devrez soulager en mangeant léger et de ne pas prendre d´alcool ou de vin les premières 24 heures. En fait, souvent ce que l'on pense être le SOROCHE, est tout simplement une crise de foie. La personne devient toute jaune !

Nous vous recommandons également de ne pas manger n´importe où ; les critères d´hygiène au Pérou ne sont pas similaires à ceux d´Europe!
Surtout, méfiez vous des fritures, ce n´est pas le mode de cuisson le plus digeste!
Suivez les conseils de votre guide, prévoyez un budget de 8 à 15 dollars pour un bon repas à la carte.

Camara hiperbarica
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